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Judith Debruyn, de la toile au vitrail …

Une artiste hors du commun

Rencontre dans son atelier

Elle a exposé jusqu’en Chine … Judith Debruyn est une artiste hors du commun !

Elle s’est illustrée par sa peinture mais aussi par ses magnifiques vitraux dont l’église Saint-Amé de Liévin se pare en hommage aux hommes du Nord et de la mine …

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Le sourire accueillant, Judith Debruyn, nous reçoit chaleureusement dans son atelier d’Esquerchin, un endroit fascinant où se mêlent de subtiles impressions d’autrefois et de modernité. Sur les établis déjà occupés, les oeuvres en cours laissent deviner la mosaïque des couleurs que la lumière du jour rendra étincelante.

 Des méthodes de fabrication ancestrales

D’emblée, l’artiste nous raconte son univers, emprunt d’histoire et de savoir-faire : la création et la fabrication des vitraux qui orneront les églises et les intérieurs des maisons. Le respect des traditions est frappant « les méthodes employées sont ici ancestrales» nous explique-t-elle. «J’utilise, par exemple, des feuilles de verre antiques encore soufflées à la bouche …

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Kévin Loger, maître verrier

… On les reconnaît aux petites bulles emprisonnées dans l’épaisseur du verre. J’emploie aussi du verre dit «américain» à base d’oxyde soufflé, plus connu sous le nom Tiffany. Les vagues de couleurs provoquées par la cuisson à forte température lui confère un aspect original avec lequel on peut jouer pour créer des oeuvres contemporaines».

 

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Si les méthodes de fabrication nous renvoient au moyen âge, le vitrail, quant à lui, n’a pas vieilli. Bien au contraire, les artistes tels que Judith Debruyn lui ont redonné ses lettres de noblesse à travers de véritables chefs d’oeuvres artistiques et décoratifs.

« Le vitrail est une peinture transparente qui s’installe dans la maison comme un tableau» se plaît à souligner Kévin Loger, le vitrailliste qui accompagne le travail de Judith à l’atelier. Le paravent qu’il nous montre en est une parfaite illustration.

Quelques unes de ses réalisations

Les vitraux de l’Eglise Saint-Amé de Liévin

Ensemble, ils achèvent une commande, une succession de vitraux destinés à habiller de lumière l’église Saint-Amé de Liévin et dont une partie est déjà en place. Ceux du choeur illustrent la catastrophe minière de 1974, et sur le même sujet, le vitrail du transept gauche, une évocation de la montée des âmes, récupérées par les anges. La troisième phase, en cours, poursuit le thème de la mine. En hommage aux victimes, on peut lire sur les vitraux de l’intérieur comme de l’extérieur, les prénoms des mineurs ayant péri au cours de l’accident.

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Vitraux du choeur de l’église de Saint-Amé de Liévin qui seront exposés les 14, 15 et 16 octobre dans le cadre des portes ouvertes d’ateliers d’artistes.
Originaire du Nord, Judith a puisé son inspiration dans la culture régionale pour réaliser la troisième phase des vitraux. On reconnaît Sainte Barbe, Sainte Thérèse, Sainte Eloi et Saint Amé. L’évêque, représenté les mains ouvertes face à la lumière divine marque ici tout le travail de la symbolique, cher à l’artiste. Pour éviter que les regards ne se focalisent uniquement sur ce triste épisode, des scènes de vie typiques du Nord et plus joyeuses illumineront des nouveaux espaces de lumière : Des vitraux de 4 mètres de hauteur seront dédiés à la «ducasse», aux vacances à Berck, au bal populaire …

Un travail artistique mais aussi décoratif

Le vitrail sous toutes ses formes

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 Oeuvre réalisée à l’occasion de le venue en France des peintres et sculpteurs chinois ayant exposé au côté de Judith au muséum de Wuhan en Chine (octobre 2011)

Sur ce vitrail, on remarque les émaux, l’or et le travail du fusing.

Beauté des formes, scintillement des couleurs… le vitrail sublime la transparence du verre en jouant avec la lumière. Il est tendance, habille nos intérieurs comme objet de décoration jusqu’à l’employer pour l’art de table. Certaines créations transparentes se dispensent de plomb. Les oeuvres ont l’aspect d’une sculpture taillée dans la glace. C’est le thermoformage. Judith maîtrise ainsi tout un panel de techniques comme le fusing, lui permettant de varier les effets sur un seul et même support. C’est ce que nous explique l’artiste en nous montrant sa dernière oeuvre réalisée à l’occasion de le venue en France des peintres et sculpteurs chinois ayant exposé au côté de Judith au muséum de Wuhan en Chine en octobre dernier. Sur cette oeuvre on peut distinguer les émaux, l’or et le travail du fusing.

Qu’est ce que le thermoformage et le fusing ?

Le thermoformage apporte du relief au vitrail. Soumise à une température élevée,  la feuille de verre se ramollit jusqu’à obtenir une forme voulue, en épousant un moule par exemple. Cette technique était employée dans l’antiquité pour la fabrication de la vaisselle. Par la suite, de grands décorateurs et artistes contemporains l’ont utilisée pour réaliser des sculptures.

Le fusing  est proche du thermoformage. Des pièces de verre sont insérées dans le vitrail, apportant des éléments décoratifs à l’ensemble.

>> Voir la démonstration dans l’atelier de Judith Debruyn
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 Peinture à l’huile, illustrations, sanguine, vitraux …

Des études aux beaux arts aux galeries les plus renommées

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D’abord la peinture …

Judith est une artiste née. Dès l’âge de 7 ans, elle fréquente les beaux-arts de Cambrai pour, plus tard, poursuivre ses études à Valenciennes. Elle dessine et peint surtout. Ses oeuvres sont comme des poésies écrites au pinceau. Des poésies dont les personnages sont fantastiques, légers et féminins, tout en douceur et transparence.
Les tons sont vifs, chauds et accueillants. Son inspiration, elle la puise dans les contes et légendes qu’elle aime lire. De ses rencontres aussi jaillissent des émotions qu’elle peint, comme la venue de cette troupe de théâtre pour qui l’artiste a créé des affiches et qui donneront naissance à la série « Les enfants de la chimère».

Ensuite le vitrail …

 » Créa : Comment passe t-on de la peinture à l’huile au vitrail ?

- Judith : Lorsqu’on sait dessiner et peindre, qu’importe le support, l’expression reste la même. J’ai toujours aimé la transparence. Aussi, par curiosité, et par une intime conviction que j’allais un jour me tourner vers le vitrail,  j’ai fait un stage au musée-atelier du verre de Sars-Poteries dans l’Avesnois.

En 1989, j’ai eu une première commande pour l’Eglise de Courchelette. J’ai réalisé les dessins puis les agrandissements au fusain sur carton, j’ai confié la partie technique à un Maitre verrier et j’ai peint mes cinq premières œuvres transparentes.
Au fur et à mesure des commandes qui se sont succédé, j’ai acquis les techniques et développé mon propre atelier, ce qui me permet aujourd’hui d’assurer, avec la collaboration de Kévin,  toutes les étapes, de la création jusqu’au produit fini …


Des élus en parlent …

Bernard Cortequisse, Maire de La Neuville (Nord)

 

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« Nous étions très impatients de découvrir les vitraux installés et je dois dire que, lorsque nous sommes entrés dans l’église à la fin des travaux,  nous avons été réellement subjugués .

Entre l’esquisse papier qui avait été établie  et la réalisation tout était largement amplifié, la couleur et la lumière qui émanaient des 2 nouveaux vitraux, ce fût, pour nous, une satisfaction totale. »

 

B.Cortequisse, Maire de La Neuville et R. Dupont, adjoint aux travaux

Les vitraux de l’église de La Neuville (Nord)

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Il faut dire que l’approche a été assez longue avant que l’on réussisse, d’abord à savoir nous-mêmes ce que l’on voulait (trouver un accord entre les équipes de la paroisse et les conseillers municipaux, puis expliquer et faire interpréter par Judith Debruyn ce que nous souhaitions ».

Régis Dupont, Adjoint aux travaux

« C’est là aussi que s’exprime le talent de l’artiste dans l’écoute et l’appréhension des souhaits du client et la mise en œuvre de sa part essentielle de créativité. Il faut arriver à une forme de complicité pour que tout le monde soit satisfait.
La coopération avec Judith Debruyn s’est déroulée dans les meilleures conditions et nous avons eu beaucoup de plaisir et de chance de bénéficier de son talent. »

 » Créa : Que ressentez-vous, une fois les vitraux scellés en haut de l’église ou dans une habitation ?

- Judith : « Une grande satisfaction et la sensation agréable d’avoir accompli un travail d’équipe. Quand on réalise les vitraux, on travaille à plat et de manière parcellaire. Nous n’avons jamais une image globale et achevée de notre réalisation, surtout lorsqu’il s’agit de grandes ouvertures. Aussi, quand les vitraux sont montés et que la lumière fusionne avec les couleurs, je redécouvre mon travail et celui de Kévin et c’est magique ! »

Créa : En dehors des vitraux pour des bâtiments publics ou les églises, avez-vous des commandes de la part des particuliers ?

Judith : Oui, je réalise des vitraux, parfaitement intégrés à la décoration des intérieurs ou des œuvres en verre émaillé ou thermoformé. Chaque pièce est unique et je crée en fonction du lieu, de l’atmosphère, de la personnalité et des besoins de la personne qui me la commande.

Créa : Parlez nous de votre actualité

Judith : En 2012, si le chœur vous en dit, j’expose à Pékin.

Pour la peinture : Au printemps, à la Galerie Lorelei, place des Sablons à Bruxelles.

Comment fait-on pour vous contacter ?

Mon atelier : 499 rue Marcel Leroy à ESQUERCHIN (entre Douai et Hénin Beaumont)

 de tel : O6 03 95 35 76 / 03 27 91 98 20

Courriel : judithdebruyn@hotmail.fr
Mon site : http://judithdebruyn.blogspot.com/

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